Bonjour à tous,
C’est bientôt la rentrée des classes et le pipe club de Corse reprends peu à peu son activité.
Je voulais vous conseiller le lien suivant sur la bruyère arborescente en France, et notamment en Corse : http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/21497/RFF_1981_2_127.pdf?sequence=1
Prochaines étapes du pipe club de Corse : la culture du tabac et le façonnage d’un ébauchon de bruyère, à bientôt et bonne pipe
Bonjour à tous, cet article est dédié à un thème fort important pour nous fumeurs de pipe : la température de fumage. Je m’inspire très largement de la lecture récente d’un article fort intéressant (de février 2009) de Neill Archer Roan(http://www.apassionforpipes.com/the-thermodynamics-of-pipe-smo/). Le terme thermodynamique est un peu pompeux mais rassurez-vous il ne sera pas ici question d’entropie ou d’enthalpie… En avant propos je tiens à préciser qu’il n’est pas question ici de faire l’apologie du tabac dont la nocivité a été prouvée, mais de l’art de fumer, d’ailleurs à titre personnel je fume assez modérément, privilégiant la qualité à la quantité.
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Nous voulant blog épicurien, il semble assez naturel de nous tourner vers le plaisir de fumer qui est un corrolaire plaisant, bien que non indispensable, dans le monde de la pipe (certains collectionneurs ou même maitres pipier ne sont pas fumeurs). Lorsque je discute de ce sujet avec François Costa, qui est notre président du pipe club de Corse, nous constatons déjà des divergences, pour lui le plaisir de la pipe c’est avant tout le plaisir de l’objet puis en second lieu celui du tabac (François fume uniquement du Clan, qui n’est plus vendu en Corse d’ailleurs…) alors que pour moi c’est avant tout le plaisir de découvrir des tabacs différents, même si la beauté de l’objet m’intéresse aussi. Nous allons nous consacrer dans la suite au plaisir du fumage.
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Etat des lieux : il est souvent évoqué que pour bien profiter du tabac, pour fumer correctement, il faut fumer lentement à feu doux et sec. C’est souvent d’ailleurs ce qui fait la différence entre un jeune fumeur et un fumeur plus expérimenté. On évoque aussi souvent qu’il est meilleur d’allumer une pipe avec des allumettes plutôt qu’avec un briquet (déjà cela permet souvent de mieux allumer toute la surface du fourneau. L’expérience du fumage de pipe peut être absolument sublime comme il peut aussi être catastrophique, c’est une histoire d’équilibre subtil qui résulte de divers paramètres :
1) Le qualité de fabrication de la pipe (tant au niveau qualité du matériau, comme la bruyère par exemple, qu’au niveau du travail sur la pipe, comme le conduit d’air par exemple)
2) La façon de bourrer sa pipe (ne pas obstruer le passage de l’air)
3) Le feu (tant à l’allumage qu’après lors de la réactivation dans le foyer lors des tirages)
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Ce qu’il faut éviter : une pipe à la mauvaise circulation d’air (si elle ne pas le test de la chenillette par exemple), ne pas laisser refroidir sa pipe suffisament longtemps (ne pas fumer pipe sur pipe !), trop tasser le tabac (si l’air passe mal il faudra tirer bien plus, sans garantie sur le goût), être à une température trop élevée (si la pipe chauffe au point qu’on ait du mal à la tenir en main, laisser là refroidir un peu, tant pis si elle s’éteint, une pipe rallumée est souvent meilleure !), tirer trop vite lorsque la pipe est allumée (ça va chauffer la pipe et le goût ne pourra pas se diffuser correctement en bouche).
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Constat : Lorsque l’on allume sa pipe avec un briquet ou avec une allumette, le goût est différent, quelle différence y a t’il en dehors d’une odeur de souffre légèrement nauséabonde ? La température d’allumage !
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Y a t’il des bases scientifiques à cela ? Dans les années 50 deux américains, Ermala et Holsti se sont penchés sur le sujet (http://www.apassionforpipes.com/storage/OnBurningTemperaturesofTobacco.pdf), regardant quels étaient les effets aromatiques (et cancérigènes…) des variations de température de fumage (sur des cigarettes, cigare et pipe). Les dynamiques de brulages entre cigarette, cigare et pipe sont assez différents malgré le seul changement de support du tabac. Par exemple, le tabac à pipe brule en moyenne (dans la zone de combustion), à environ 500 degrés. Les cigarettes brûlent à environ 670 degrés, et les cigares brulent à une moyenne intermédiaire entre pipe et cigarette. Avec chaque support cependant il ya des variations de température. Par exemple, la température maximale qu’un fumeur de pipe peut atteindre est de 620 degrés alors que quelqu’un qui a cultivé un style lent et posé de fumage peut atteindre moins de 380 degrés. Comme vous pouvez le deviner, cette variabilité de la température a un impact significatif sur la température de la fumée arrivant sur la langue, donc de la sensibilité en bouche, et sur la saveur réelle du tabacs. Comment le goût en est-il affecté ?
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Ermala et Holst ont établi qu’il ya trois zones dans le fourneau d’une pipe:
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«En principe, trois zones principales se distinguent au sein du tabac (pour la cigarette et la pipe) :
(a) le point réel d’incandescence, où l’oxydation a lieu, appelé dans la suite : « zone de combustion »,
(b) la « zone de distillation », zone qui n’est pas incandescente mais qui est assez chaude et où une distillation sèche assez forte se produit,
(c) Enfin la zone la plus éloignée du point d’incandescence où la température est faible et où, pour cette raison, la condensation de la matière sèche distillée peut avoir lieu, elle est donc appelé la « zone de condensation ».
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Les 3 processus dans la combustion maximum des tabacs ont pour effet de dégager la pyridine qui libere le camphre du tabac et lui confère cette suavité tant recherchée.
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La science de l’allumage en termes scientifiques s’appelle la pyrolise. Comme Ermala et Holst l’ont découvert, même à des températures de combustion relativement faible la chaleur se répartit dans une vaste zone en dehors de la zone de combustion (le point réel d’incandescence), et dans cette zone chauffée – la zone de distillation – des fractions de diverses substances (goudrons, huiles, humidité) s’échappent dans le flux de fumée sans être pyrolysés. Ermala et Holsti a noté que la zone de distillation dans une pipe est très étendue. En outre, une troisième zone – la zone de condensation – produit de la condensation de matières seches distillées.
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La saveur du tabac à pipe est donc en fait un mélange de trois processus : l’oxydation, une distillation sèche, et la condensation. Le fumeur a donc la capacité de réguler la température de fumage ce qui permet de modifier les proportions des trois différents processus de production des saveurs. Un fumeur « chaud » produit une plus grande oxydation des saveurs (et probablement plus de distillation aussi) tandis qu’un fumeur posé serait plus apte à égaliser les proportions.
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Nombre de briquets marchent au butane, or lorsque celui-ci est mélangé avec de l’air il brûle à 1.977 degrés Celsius tandis que les allumettes brûlent entre 600 et 800 degrés (selon la variété du bois utilisé dans leur fabrication). Donc mieux vaut éviter d’allumer sa pipe avec une torche au butane qui produit des températures de l’ordre de 2500 degrés ! (la température du Soleil !).
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On constate aussi des variations au niveau des tabacs : par exemple les tabacs turcs brûlent plus chaud que les autres variétés (la plus haute température enregistrée dans une cigarette turque a été de 812 °C). Ces tabacs sont présents dans les mélanges orientaux et latakias.
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Donc l’allumage et le réalumage d’une pipe créent des distorsions de saveurs selon les outils utilisés (allumettes, briquets) , ce qui explique sûrement pourquoi l’on obtient souvent d’assez mauvaises saveurs en rallumant un fond de pipe pour la terminer.
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Quelques conseils pour faire court : fumez sec, pas trop chaud, et allumez et réallumez si possible votre pipe avec des allumettes (moins chaudes que les autres types d’allumages). Ainsi ce sera meilleur pour votre santé, les saveurs se libéreront mieux, et accessoirement votre durée de fumage en sera prolongée !
Ayant croisé le travail de Lucien Georges à plusieurs reprises lors de recherches sur la bruyère Corse, je voulais vous signaler plusieurs lien intéressants à son égard :
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Sa description-interview sur fumeur de pipes : http://www.fumeursdepipe.net/pipiersGgeorges.htm
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Une interview : http://pipegazette.blogspot.com/2009/09/lucien-georges-pipier-corse.html
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Son site internet (très joli) : http://www.ljg-briarpipes.com/
Cet article a été publié le 24 juillet 1921 dans le New York Times.
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Vous pouvez le trouver en version originale à l’adresse suivante : http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?_r=1&res=9900E7D81731EF33A25757C2A9619C946095D6CF
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Mes trois dernières pipes frétillent à l’idée de rejoindre les cimes Corses. On les comprends, quoi de plus plaisant pour une bonne bouffarde que de laisser dégager se consumer paisiblement un bon tabac face aux montagnes et à la mer, au grand air…
Toutes trois en bruyère, rien ne nous dit quil s’agisse de bruyère Corse, et cela ne parait aisé à retracer. On sait cependant que de nombreux maitres pipiers de par le monde se sont approvisionnés en ébauchons de bruyère Corse, terre particulièrement propice à ces racines et dont bon nombre d’autochtones recueillent des exemplaires aux formes parfois surprenantes au gré des rivières, torrents, et autre maquis. Je vais vous les présenter :
Tout d’abord une pipe russe, signée Kharlamov, de sa collection crocodiles et iguane, un petit chef d’oeuvre de travail de la bruyère. Kharlamov fut le premier maitre pipier russe de la nouvelle vague (environ depuis quinze ans) à gagner le concours des maitres pipiers en russie. Agréable en main de par sa texture particulière, elle fume bien mais nécessitera probablement encore un peu de rodage pour s’exprimer pleinement.




Ensuite une pipe anglaise, une GBD modèle ‘banker’, straght grain s’il vous plait. On m’avait conseillé ces vieilles bruyères anglaise qui sont réputées pour leur fumage, effectivement je ne suis pas déçu du voyage. La forme assez surprenante du modèle banker est finalement très agréable à prendre en main, et fume à merveille.


Enfin dernier joyau avide de fumages au clair de lune, une magnifique bouldogue signée Sommer doublée écume, récupérée pour 6€ sur une brocante parisenne, magnifiquement remise neuf au caid pour 25€, bref un bijou du siècle passé pour une trentaine d’euros (jetez un coup d’oeil sur les brocantes, il y a encore de bonnes affaires !). Un article du site parle spécifiquement de la maison Sommer pour les intéressés. Le premier fumage de cette pipe montre ses capacités et laisse espérer des lendemains enfumés sympathiques…





Ci-dessus une pipe J. Sommer appartenant à la Cour de Russie et présentée au musée Hermittage d’Amsterdam. Pipe en forme de tête d’homme noir, avec embout, dans un coffret, vers 1890, pipe en écume de mer et ambre
Bonjour à tous,
Ayant récemment fait l’acquisition d’une pipe Sommer sur une brocante (6 €), en bruyère doublée écume, et connaissant le gout prononcé de notre président du club pour les écumes Sommer, j’ai entrepris une petite recherche sur ce vieux fabricant.
La marque Sommer est une des plus anciennes marques françaises de pipes. Elle fut créée par Jean Sommer en 1855. Ses fils développèrent essentiellement la production de pipe en écume de mer mais sans jamais négliger la racine de Bruyère. La production cessa en 1936 mais le magasin de la marque, nommé « Aux carrières d’écume« , cis aux 13 et 15 passage des princes à Paris, continua une activité commerciale à l’endroit même où un siècle plus tôt les artisans de M. Sommer confectionnaient des pipes prestigieuses sous les yeux des badeaux. Malheureusement, la boutique ferma définitivement en 1988.[passage issu de pipephil : http://www.pipephil.com/article-2353758.html]
Dans un vieux bouquin de 1909 intitulé « La Ville lumière : anecdotes et documents historiques, ethnographiques, littéraires, artistiques, commerciaux et encyclopédiques » on peut trouver le passage suivant sur la maison Sommer
"Au numéro 11 du passage des Princes, nous voyons la fameuse maison Sommer,
connue pour son importante fabrication de pipes. Cette maison fut fondée en 1855
par M. J. Sommer et installée, en 1860, à l'endroit oi^i elle se trouve actuelle-
ment.
La maison Sommer s'occupe tout spécialement de la fabrication des articles
en écume et en ambre véritable.
La science désigne sous le nom d'écume plusieurs substances, soit naturelles,
soit produites par l'industrie. Aujourd'hui on a par extension donné ce nom à une
variété spongieuse de magnésite composée de magnésie carbonatée et de silice.
C'est avec cette matière, préparée d'une certaine façon, qu'on fabrique les pipes
dites d'écume de mer.
Jusqu'en 1850, la pipe d'écume de mer que l'on vendait en France était un
produit exotique. L'Autriche avait le monopole de cette fabrication, uniforme
d'ailleurs dans ses produits, consistant en un fourneau emmanclié d'un tuyau
de bois ou de conie, avec ou sans garniture d'argent.
C'est alors que fut fondée à Paris une première fabrique de pipes d'écume,
immédiatement suivie de plusieurs autres qui prirent bientôt un grand dévelop-
pement.
Dès lors la France put suffire à sa consommation intérieure, et son exporta-
tion prit même des proportions tout à fait inattendues.
« La fabrication de la pipe d'écume de mer n'a plus guère de secrets pour les
Parisiens, dit le Larousse, depuis que l'un des importateurs de cette industrie.
M. Sommer, a installé en 1860, dans un des principaux passages de Paris, un atelier
où, sous les yeux du public, des ouvriers tourneurs et sculpteurs se li\r('nt à la con-
fection de la pipe d'écume et de la pipe de bruyère. »
Dans la maison Sommer, la fabrication des pipes se perfectionna rapidement
et devint bientôt presque entièrement artistique. Des modèles nouveaux furent
créés sans cesse, et la maison prit une très grande extension.
Les déchets assez considérables provenant de la taille de l'écume ne s'em-
ploient pas en France; ils sont expédiés en Autriche, oii, par un jM'Océdé parti-
culier, on les convertit en pipes de qualité inférieure dites en fausse écume.
L'ambre jaune est une substance dure et cassante, demi-opaque ou presque
transparente, d'une couleur qui varie du jaune pâle au rouge-hyacinthe. Les poètes
anciens avaient fait à l'ambre une réputation merveilleuse : ils le supposaient pro-
duit par les larmes des sœurs de Phaéton.Les déchets d'ambre servent à fabriquer
les vernis employés dans la carrosserie.
La maison Sommer, où les fumeurs pourront trouver tous les articles qu'ils désireront,
a été reprise, en 1890, par les fils du fondateur sous la raison sociale Sommer frères."
Les conseils de réparation d'écume d'un ancien de chez Sommer qui continue en
indépendant (Phillippe Barguiel) : http://www.philippebargiel.fr/reparation.html
Toute information complémentaire sur la maison Sommer, ou copie de document d'époque sera
la bienvenue !
Ciao tutti et bonne pipe à tous,
Alexandre
PS: Une petite video bonus, depuis la mine et jusqu'au présentoir, pour qui serait tenté
de faire sa pipe en écume (attention c'est ambiance Ushuaia)
Clan, Amphora, et autres tabacs ont été supprimés de la vente en Corse, ne laissant aux fumeurs insulaires que l’aromatique »amsterdamer » pour étudiants. Une carence qui inflige des commandes au prix fort ( celui du continent ) par le biais des parents et amis sollicités pour les envois postaux légaux – les fumeurs de pipe corse, n’étant pas contrebandiers. La raison de cet ostracisme du Fournisseur, nous a été expliquée par M. FILI, de la société distributrice ALTADIS : elle est tout simplement économique . Le nombre de fumeurs de Clan est insuffisant pour justifier le surcout entrainé par l’impression spéciale »vente en corse » sur le paquet. Laquelle vente en corse bénéficie d’un privilege de détaxe …..depuis Napoléon.
Fumeurs de Clan et autres Amphora, unissons-nous…!
Ne laissons pas nos pipes patiemment culottées à notre tabac favori, se dénaturer par des herbes aromatiques…..!
Amis fumeurs de pipe, ménagez vos bouffardes par ce grand froid lorsque comme moi vous vous faites expatrier tous les soirs… Entre les températures négatives et les 850°C de combustion dans le fourreau, prenez garde à ne pas casser vos pipes !

La vidéo d’Antonio Salvaï qui était un des derniers ébaucheur de pipe en corse (il n’exerce plus depuis 2 ans au moins à ma connaissance)
Les statuts du club ne sont pas encore inscrits dans le marbre que le pipe club de Corse est déjà en ligne !
Amis amateurs de pipe, venez partager vos expériences et vos plaisirs !
La Corse, île de beauté, écrin de merveilles, révélateur de goûts et de sensations. N’est ce point l’endroit rêvé, face à la mer ou aux montagnes, pour savourer un tabac moelleux dont les saveurs se mélangent à la bruyère fruit du terroir ?
